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Champs d'application de l'Hypnose Ericksonienne

ARRET DU TABAC


L’hypnose est à l'heure actuelle l'une des meilleures méthodes pour arrêter de fumer. Une bonne utilisation de l'hypnose consiste à :
  • traiter la dépendance physique pour la rendre plus facile à supporter, notamment en diminuant les symptômes de manque et en renforçant la volonté,
  • traiter la dépendance psychologique en retrouvant tous les besoins conscients et inconscients que le tabac servait à satisfaire,
  • trouver d'autres moyens pour satisfaire ces besoins sans le tabac et sans grossir plus que normal,
  • implanter ces nouveaux comportements de façon durable dans l'esprit.

L'intérêt principal de l'hypnose est de :
  • rendre la phase de sevrage physique beaucoup plus supportable,
  • se débarrasser définitivement de la dépendance psychologique,
  • de ne pas grossir au-delà de son poids normal,
  • et donc d'arrêter de fumer plus facilement, rapidement et de façon définitive.

Comment réussir à vaincre la dépendance :

Ce que le fumeur doit réaliser pour arrêter de fumer définitivement, c'est qu'il doit d'abord trouver des moyens de satisfaire tous les besoins anciennement remplis par la cigarette.
Pour un certain nombre d'entre eux, il est facile de trouver seul, ou avec une aide compétente, consciemment d'autres moyens de satisfaire ces besoins, car il s'agit de choses simples, faciles à comprendre et faciles à réaliser.

Mais, il existe aussi certains besoins qui sont inconscients et pour pouvoir les satisfaire, il faut soit les rendre conscients, soit trouver des solutions au niveau inconscient. Dans un cas comme dans l'autre, l'hypnose ou l'autohypnose sont les seules possibilités.
La résolution sous hypnose de ces besoins permet de se débarrasser définitivement de la dépendance psychologique. Il n'y a plus de besoin insatisfait, donc plus de mal-être et donc plus aucune raison de reprendre la cigarette.

Enfin, il existe certains besoins qui nécessitent un travail en profondeur. C'est le cas lorsque le plaisir de fumer sert à masquer une dépression ou des angoisses. Dans ces rares cas, une hypnothérapie complète sera nécessaire avant de pouvoir se débarrasser du tabac.

PERTE DE POIDS

Maigrir avec l'hypnothérapie

La preuve scientifique est accablante : les régimes, quels qu’ils soient, ne fonctionnent pas, surtout pour une perte de poids définitive à long terme. Les études sur ce sujet démontrent que les régimes ont un taux de 95 % d'échec quand il s'agit du long terme, la plupart des gens reprenant le poids qu'ils ont perdu, voire plus.
Actuellement, une grande partie de la population des pays développés est en train d'essayer de perdre du poids et très peu y arrivent.

Pourquoi ? Parce qu'un régime est une stratégie à court terme qui ne peut pas être maintenue. Les gens retombent dans une façon de se nourrir qui les fait grossir et qui provoque des ravages sur leur santé. L'obésité et l'excès sont devenus un problème grandissant qui entraîne toute une panoplie de problèmes de santé et de maladies : hypertension, diabète, hausse du taux de cholestérol, sans compter les répercussion psychologiques et sociales.

Lorsqu’on veut maigrir, il faut être réaliste et viser un poids santé, être bien dans sa peau, confortable et à l'aise dans ses vêtements, avoir de l'énergie, de la vitalité, sans attacher une importance obsessive aux chiffres affichés sur la balance.

Modèle thérapeutique

L'hypnothérapie est une méthode unique en son genre, orientée vers une santé globale, utilisant le fabuleux pouvoir de votre inconscient qui met au point un plan qui vous permettra de reprogrammer votre esprit et votre corps à une réduction de poids. Étape par étape, de façon graduelle, facile, accessible et soutenue afin de réduire votre poids, accroître votre santé, retrouver votre estime et votre confiance en vous-même et redéfinir votre image corporelle et ceci même si vous avez des horaires chargés, peu de volonté et un intérêt minime pour l'activité physique.

Comment? En reprogrammant votre inconscient, car maigrir commence dans la tête. En effet, la seule personne sur qui vous avez un véritable pouvoir c'est vous- même. Dans cette optique, l’hypnothérapie constitue un accompagnement thérapeutique permettant par exemple à la personne de s'éloigner sans effort de certains aliments et d'aller avec plaisir vers certains autres aliments. Nous dirons donc qu'elle nous permet de changer nos comportements vis-à-vis de l'alimentation.

Dans une démarche d'amaigrissement (comme d'ailleurs dans tout objectif thérapeutique), l'hypnose respecte l'individu. Le thérapeute tient compte du mode de vie de son patient, de ses impératifs familiaux, de ses obligations professionnelles, de son rythme de vie et d'alimentation. L'hypnose n'interdit pas - elle influence notre alimentation ; l'hypnose ne nous impose pas un régime - elle nous propose une alimentation plus équilibrée ; l'hypnose ne nous enferme pas dans un cadre rigide - elle nous apprend à développer notre souplesse alimentaire.

Simplement, ce qui fait que l'hypnose produit des résultats positifs, c'est que les modifications comportementales se font sans effort, sans brimade, sans interdit, sans honte et sans ces épuisants calculs de calories qui font souvent rechuter la personne la plus motivée.
Cette méthode fonctionne parce qu'elle transforme votre comportement dans diverses catégories de vos habitudes de vie. Vous êtes et devenez ce que vous pensez. Depuis combien de temps avez-vous des problèmes de poids? Combien de fois votre inconscient a-t–il enregistré des pensées négatives concernant votre poids, votre image physique? Depuis combien de temps laissez-vous vos émotions dicter vos comportements alimentaires, vos habitudes de vie ? Vous avez l'impression qu'il y a déjà trop longtemps et qu'il est trop tard pour essayer encore une fois, vous n'avez tout simplement plus la motivation ou l'énergie requise. Toutefois, grâce à l'hypnothérapie, il n'est jamais trop tard et assez facile de reprogrammer votre inconscient avec de nouvelles données et ainsi défaire les résistances et les compensations inconscientes à la perte de poids.

Troubles du comportements alimentaire :

L'anorexie et la boulimie sont des troubles plus difficiles à traiter, car ils font intervenir de profonds problèmes d'image de soi, de relation avec les parents… Si le trouble et très récent, on peut intervenir avec l'hypnose. En revanche, si le problème est installé depuis de nombreuses années, et qu'il menace le pronostic vital, une prise en charge complète, de préférence en psychiatrie avec éventuellement une hospitalisation est indispensable.

CONFIANCE EN SOI

Qu'est ce que le manque de confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi est un mal très répandu. Nous pouvons tous le ressentir à un moment ou un autre. C'est un blocage qui nous empêche d'agir, et nous donne des pensées noires et dévalorisantes.
On retrouve le manque de confiance en soi dans pratiquement toutes les pathologies, mais ce n'est pas en soi une pathologie. C'est une façon d'être résultant d'apprentissages ou de conditionnements précoces. Souvent les personnes qui manquent de confiance en elles se sentent enfermées dans un carcan, elles ont l'impression de ne pas être totalement elles-mêmes, de ne pas développer toutes leurs potentialités.

Le manque de confiance en soi se manifeste généralement par des peurs, des blocages, des inhibitions, qui gênent ou empêchent d'agir. Il se manifeste dans nos relations avec les autres par une sorte de timidité excessive, une réserve permanente : on attend d'être en confiance pour se livrer un peu, on a peur d'être ridicule, on a peur du jugement des autres, du regard des autres etc. On peut également manquer de confiance en soi de façon plus générale, quand il s'agit de prendre une décision, on hésite, on n'ose pas, on tergiverse, on reporte à plus tard, etc…

Le manque de confiance se manifeste souvent par des pensées négatives sur soi-même du genre "je suis nul", "je n'y arriverai jamais", "je suis un incapable", etc., ce qui empêche de démarrer ou simplement de planifier la moindre action.

Modèle thérapeutique

Plusieurs systèmes sont en cause dans le manque de confiance :

Le premier est constitué d'un ensemble de croyances négatives sur soi-même. Ce sont elles qui sont à l'origine des pensées négatives ("je suis nul", "je n'y arriverai jamais", "je suis un incapable", etc.). Ces croyances ont été créées par des expériences de vie, souvent vécues comme des échecs, qui ont été mémorisées à un niveau inconscient. Cet ensemble de croyances sur soi-même forme ce qu'on appelle "l'image de soi" qui est la façon dont on se perçoit et qui détermine l'estime que l'on a de soi-même.

Le deuxième système est constitué de processus inconscients qui, dans un contexte précis, provoquent une inhibition par la réactivation d'un souvenir inconscient associé à une émotion négative (peur, dégoût, honte, etc.). Contrairement aux croyances, ce système est entièrement inconscient. La personne se sent incapable d'agir, mais sans en comprendre la raison. Par la suite, à cause de cette inhibition, elle peut développer une croyance négative sur elle-même, du genre "je suis incapable de (faire telle ou telle chose)".

Le troisième système est composé de souvenirs conscients, d'expériences vécues comme des échecs. Lorsque la personne pense à agir, ces souvenirs lui reviennent en mémoire et le sentiment d'échec et la souffrance qui en résulte la bloque et l'empêche d'agir.

Le quatrième système est composé d'habitudes, de comportements répétitifs qui sont devenus automatiques, alors que la cause initiale a disparu. La personne à pris l'habitude de ne pas agir, et ne pense plus à le faire alors qu'elle en aurait maintenant la possibilité.

Les traitements :

Les différents traitements découlent directement des modèles thérapeutiques décrits ci-dessus. Ils sont généralement combinés entre eux.

PHOBIES

Les phobies sont des peurs intenses déclenchés par des stimuli spécifiques bien identifiés.
Ce qui caractérise les phobies c'est d'abord l'intensité de la peur provoquée qui peut aller jusqu'à l'extrême terreur, la crise de panique, voir l'évanouissement, et ensuite, le fait que le stimulus déclencheur soit spécifique, bien identifié, et ne soit pas générateur de peur pour la plupart des gens.

Cette intensité est telle que les phobiques font tout ce qu'ils peuvent pour éviter de se trouver dans la situation qui déclenche leur phobie. Il existe tout sorte de déclencheurs, et en fonction de cela, on donne un nom différent à la phobie.

Les traitements :

Les phobies se traitent bien par hypnothérapie. Le problème étant une association très localisée, on procède par une dissociation entre le déclencheur et l'émotion. Plusieurs techniques sont disponibles pour cela, souvent en association avec les outils issus de la Thérapie Comportementale et Cognitive, qui toutes conduisent à des résultats rapides et solides.
Quand il est possible de retrouver l'événement à l'origine de l'association, on peut travailler sur ce souvenir et par un recadrage ou une restructuration mémorielle en supprimer la composante émotionnelle.
Sinon, on peut travailler directement sur l'état présent sans en trouver l'origine, et pratiquer une technique de désensibilisation inconsciente. Ces techniques sont efficaces et donnent des résultats positifs parfois en seulement quelques séances.

DEPRESSION

Il arrive à tout le monde d'avoir des « passages à vide », des moments d'abattement, d'impuissance, de résignation ou de tristesse, par exemple après la perte d'un être cher ou la perte de son emploi, mais généralement cela ne dure pas. On finit par se reprendre et repartir de l'avant. Mais, il arrive parfois que cet état se prolonge d'une façon anormale, pendant des mois ou même des années ; on peut alors parler de dépression, ou d'état dépressif.

La personne en dépression se perçoit comme inapte, incapable, indésirable, indigne. Elle perçoit le monde extérieur comme trop hostile, exigeant, plein d'obstacles insurmontables. Elle croit que le futur ne lui réserve que déceptions, difficultés, échecs et rejets. Le manque de réalisation en période de dépression alimente et entretient cette perception: "je ne suis pas à la hauteur", "c'est trop difficile", "il n'y a rien qui change", "je ne m'en sortirai jamais", etc…

Les symptômes

On peut parler de dépression lorsque de deux à quatre des symptômes suivants sont présents de façon persistante pendant au moins deux semaines et s'accompagnent d'une altération marquée du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants :

  • diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir
  • perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime
  • insomnie ou hypersomnie
  • sentiment de tristesse, d'échec, d'impuissance ou de vide
  • fatigue ou perte d'énergie
  • sentiment de dévalorisation ou de culpabilité
  • agitation ou ralentissement psychomoteur
  • diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision
  • pensées de mort récurrentes, idées suicidaires
D'autres symptômes sont souvent présents, même s'ils ne constituent pas des critères pour reconnaître la dépression
  • tendance à pleurer
  • tendance à avoir des « idées noires »
  • irritabilité
  • ruminations obsessionnelles
  • anxiété
  • phobies,
  • préoccupations excessives pour la santé physique
  • douleurs diverses
  • des difficultés dans les relations intimes ou sociales
  • des difficultés sexuelles

Certaines personnes peuvent présenter des attaques de panique. Il arrive que des symptômes d'anxiété envahissants "cachent" la dépression.
Les idées de suicide sont toujours à prendre très au sérieux. Les psychiatres américains estiment que jusqu'à 15 % des sujets présentant un trouble dépressif majeur sévère se suicident .

Modèle thérapeutique

Des études ont montré la présence de différentes dysfonctions neurobiologiques chez les gens déprimés. Entre autres, les niveaux de sérotonine et de noradrénaline (des neuro-transmetteurs) sont impliqués dans la dépression. L'aspect physiologique n'est pas pour autant nécessairement "la cause" de la dépression.
Il s'agit en fait d'un cercle vicieux où chaque facteur influence et aggrave l'autre: des pensées négatives ont pour effet d'abaisser l'humeur, ce qui entraîne un certain déséquilibre dans la chimie du cerveau qui diminue d'autant plus l'humeur et renforce les pensées négatives.
Ces pensées négatives sont souvent inconscientes, mais pas toujours, elles peuvent avoir une origine très variée. Il peut exister des processus actifs qui génèrent de façon inconsciente des pensées négatives, mais il peut aussi s'agir de réaction à des stimuli ordinaires de la vie qui sont interprétés de façon négative à cause de certaines croyances rigides.

Les pensées négatives génèrent une émotion négative, de la tristesse essentiellement, qui produit des comportements et des troubles physiques caractéristiques: pleurs, abattement, manque d'énergie, etc. Les croyances de la personne sont telles qu'elles provoquent une inhibition de l'action, "à quoi bon", "ça ne sert à rien » etc...
Les processus inconscients n'étant pas modifiables consciemment par la personne, la seule solution pour diminuer les émotions négatives est un comportement de compensation: alcool, boulimie, comportements qui mettent la vie en danger, etc.., et à la limite le suicide est perçu comme la seule solution définitive à l'arrêt du processus.

Les traitements

La première chose à faire est d'identifier et de neutraliser la source inconsciente d'émotion négative responsable de l'état dépressif. Ceci est fait par diverses techniques d'exploration sous hypnose suivies par des techniques de restructuration des expériences et des émotions associées.

Ensuite, on travaille sur les croyances qui interviennent aussi dans la génération de pensées négatives. Une fois que celles-ci ont été identifiées, un travail de recadrage sous hypnose, permet de revivre ces expériences avec un point de vue différent, celui de l'adulte actuel. Il s'en suit une modification ou une suppression complète de la croyance.
Les croyances à modifier sont parfois nombreuses et très ancrées chez la personne, ce qui nécessite alors un travail de rééducation progressif qui peut être assez long. Ce travail sur les croyances a pour conséquence une amélioration de l'estime de soi.
La répartition du travail entre la source inconsciente et les croyances est variable suivant les individus. Chez certains, c'est le travail sur la source inconsciente qui prédomine, chez d'autres c'est le travail sur les croyances qui apporte le plus de résultats positifs.





Diane PAEZ Email : vers Diane PAEZ


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